George Sand

Née à Paris le 1er juillet 1804, Amantine-Aurore-Lucile Dupin, que l’on connaît mieux sous le nom de George Sand, a marqué son époque par ses écrits nombreux et variés, mais aussi par sa vie indépendante et ses idées modernes. Elle venait d’un milieu partagé entre la bourgeoisie cultivée de son père et le peuple parisien de sa mère, ce qui a beaucoup influencé sa sensibilité et sa vision du monde.

Orpheline de père dès l’enfance, elle est élevée par sa grand-mère à Nohant, dans l’Indre. Cette immersion dans la campagne berrichonne nourrit très tôt son imaginaire et son attachement aux paysages ruraux. Après un passage au couvent des Augustines anglaises à Paris, elle commence à écrire.

En 1821, sa grand-mère décède. Elle hérite du Domaine de Nohant. Un an après, elle se marie avec le baron Casimir Dudevant, mais elle connaît un mariage malheureux, dont naissent deux enfants, Maurice et Solange. Aurore fait la connaissance de Jules Sandeau en 1830. Ils montent tous les deux à Paris et commencent à coécrire des articles de presse au Figaro, qu’ils signent d’un même nom : J.Sand. En 1832, c’est sous le pseudonyme George Sand, qu’elle publie seule Indiana, qui marque un succès immédiat et fonde sa carrière littéraire.

Écrivaine prolifique, elle multiplie les romans, essais, pièces de théâtre et écrits politiques. Sa vie est aussi rythmée par de grandes rencontres artistiques et intellectuelles, dont Alfred de Musset, Franz Liszt, Eugène Delacroix, Pauline Viardot ou Frédéric Chopin qui passera 7 étés à composer à Nohant.

En 1850 débute sa relation avec le graveur Alexandre Manceau, et commence à rédiger ses mémoires à partir de 1854. En 1857, elle achète une petite maison à Gargilesse-Dampierre. En 1962, Maurice, son fils se marie et aura 2 filles, Aurore et Gabrielle en 1866 et 1868. Elle se consacrera beaucoup à leur éduction après le décès de Manceau.

Elle s’éteint à Nohant le 8 juin 1876, laissant une œuvre considérable et un héritage toujours vivant.

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